La Fête de la Science du 7 au 15 octobre 2017

1494406276220

Madame, Monsieur, chèr(e) collègue,

La coordination régionale de la Fête de la Science a lancé son appel pour cette nouvelle édition, qui se déroulera du 7 au 15 octobre prochains. Vous trouverez ci-joint l'appel à projets et la procédure d'inscription via le site national, comme les années passées.

Cette année, nous attirons votre attention sur le projet intitulé "La science se livre", incitant à développer des liens avec les bibliothèques et médiathèques sur l'ensemble du territoire, en particulier dans les villes moyennes et petites communes. Un soutien particulier sera apporté aux collègues souhaitant s'engager dans cette action originale, laissant la place à de nouveaux modes de médiation en sciences dures comme en sciences humaines et sociales. L'équipe du service de culture scientifique et technique se tient à votre disposition pour toute question ou renseignement complémentaires (cst-contact@univ-lorraine.fr)

Bien cordialement,
Nicolas Beck

Rony Brauman : parrain des FGSM2

capture-d2019e0301cran-2017-05-03-a0300-12.38.22

Nous avons donc reçu avec plaisir, à l’occasion du Parrainage des FGSM2 (promotion 2016-2017), ce vendredi 28 avril 2017, le Professeur et Docteur Rony Brauman, « médecin de terrain » dans les pays en voie de développement avec notamment son action reconnue au sein de Médecins sans Frontières.
Nous le remercions de l’honneur qu’il nous a fait en acceptant cette tâche d’accompagnement des étudiants.
Il a eu la gentillesse de retracer son parcours, ses questionnements ainsi que sa vision des quatre dernières décennies en matière de médecine humanitaire. Cela a été un moment passionnant, unique, suscitant de nombreuses questions au sein de la promotion et également parmi les chercheurs du campus qui ont rappelé les différentes productions écrites et documentaires du Dr Brauman.
Les intérêts du Dr Brauman vont des questions éthiques en jeu dans les relations entre humanisme et politique, aux discours humanitaires et aux pratiques dans les situations de guerre et de catastrophe.
Le Pr Brauman est actuellement conseiller scientifique du Master en droits de l'homme et en action humanitaire à Sciences Po Paris. Il est également Directeur de la Recherche à la Fondation Médecins Sans Frontières.
Il a cofondé et dirigé "Libertés sans Frontières". Il travaille dans le domaine de l'assistance médicale internationale depuis 1977. Il a été président de l'organisation Médecins sans Frontières (MSF) de 1982 à 1994. Au cours de cette période, MSF a été reconnue comme l'agence médicale transnationale à but non lucratif la plus importante et la plus efficace et a reçu le Prix Nobel de la paix en 1999.

Nous remercions chaleureusement Monsieur Brauman d’avoir accepté notre invitation et espérons le revoir très bientôt.
Enfin, BRAVO à la promotion BRAUMAN et un clin d’œil à l’association Amisd’gens qui a présenté le film de ses actions humanistes et humanitaires au Bénin ainsi qu’au personnel facultaire qui nous a aidé à organiser cette journée. Vous avez été tous présents à ce rendez-vous incontournable MERCI !

promo-r-brauman
Cliquez sur l’image pour télécharger l’image en haute résolution

Vous retrouverez ci dessous la galerie les photos de la cérémonie et le film pour entretenir le souvenir et maintenir la flamme de la vocation médicale et humaniste à jamais allumée en vous !

Pr Laure Joly, Assesseur à la Vie facultaire

Powered by flickr embed.


Tirage au sort pour les bacheliers : Communiqué de la Conférence des Doyens de Médecine

TIRAGE AU SORT INADMISSIBLE POUR L'ENTREE DANS LES ETUDES DE SANTE

Alors qu'un moratoire semblait avoir été convenu avec le secrétaire d'Etat aux enseignements supérieurs et à la recherche, la circulaire n°2017-077 du 24 avril publiée au bulletin officiel du 27 avril 2017 aborde à nouveau le recours éventuel au tirage au sort des candidats à une inscription universitaire, si les capacités d'accueil des universités étaient atteintes dans certaines filières dites "en tension". Parmi celles-ci, la PACES ou première année commune aux études de santé est nommément citée.

Dans un précédent communiqué en janvier dernier, la Conférence des doyens des facultés de médecine s'était insurgée sur cette pratique qu'elle trouvait inappropriée aux formations professionnalisantes aux différents métiers de la santé qui font appel, sans jeter le discrédit sur les autres filières universitaires, à des valeurs humaines nécessaires au contact du malade, de la maladie et de la mort.

Le recours au tirage au sort écartera inévitablement des candidats disposant du pré-requis et de cette vocation, sans pouvoir en faire la preuve puisqu'ils ne seraient pas autorisés à s'inscrire au concours de la PACES. En cela la Conférence avait jugé ce procédé inique et inégalitaire. Et ce d'autant qu'il ne pourra dès lors qu'encourager les déçus du système français à s'expatrier, mais uniquement les candidats disposant de moyens financiers conséquents, vers la Roumanie notamment, pour y accomplir leurs premier et deuxième cycles, pour ensuite intégrer le cursus français, hors numerus clausus de la PACES, en présentant les épreuves classantes nationales (ECN) d'accès en troisième cycle de spécialisation, ajoutant une seconde injustice à celle du tirage au sort.

D'autres solutions existent et sont utilisées par de nombreuses universités dans le monde. Des pré-requis peuvent être posés et le sont, en France, pour des filières universitaires professionnelles comme les IUT. Des organisations innovantes réorientant les étudiants, et limitant ou supprimant le redoublement en PACES sont possibles et limitent massivement le nombre d'étudiants inscrits au concours. Ces "expérimentations" PACES sont en cours et il est nécessaire de continuer à les développer et d'en desserrer encore les contraintes. Enfin l'augmentation présente et à venir du nombre de bacheliers, la nécessité de former un nombre croissant d'étudiants au niveau master imposent, dans tous les cas, un effort majeur de la nation pour ses universités.

La Conférence des doyens de médecine refuse les solutions faussement simples, humainement inacceptables, absurdes sur le plan académique. Les principes de modernité, d'autonomie des acteurs et de dialogue social doivent conduire à reconsidérer dans les meilleurs délais cette circulaire.

Le tirage au sort est à l'évidence le moyen le plus absurde de sélectionner les futurs professionnels de santé et il est de notre devoir de le rappeler.

Les doyens ne participeront pas à l'organisation d'un tirage au sort et demandent instamment aux ministres de tutelle de tout mettre en oeuvre pour ne pas avoir à user de cette discrimination aléatoire.

Paris le 28 avril 2017
Pr Jean-Luc Dubois-Randé,
président de la Conférence des doyens de médecine