Schéma des études médicales

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Etude PACES - critères de réussite 2010-2011
En 2010-2011, 2234 étudiants étaient inscrits à l’UHP en Première Année Commune aux Etudes de Santé (PACES).
A la demande de C. CAPDEVILLE-ATKINSON, Vice-Présidente du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire, et C. KOHLER, Responsable de la PACES, une enquête a été lancée auprès de tous les étudiants de cette année d’études afin d’étudier la corrélation entre certaines conditions d’études (type d’hébergement, temps de transport, groupe d’appartenance, etc.) et la réussite au concours.

Diplômes d'Etat

Médecin généraliste



La médecine généraliste depuis 2004 a été reconnue en France comme spécialité. Elle est orientée vers les soins de premier recours et le suivi dans la durée. Elle utilise une approche globale du patient et de sa santé dans une perspective alliant les soins et la prévention.
Elle a été définie au niveau européen en 2002 par la WONCA- Europe :(World Organisation of National Colleges, Academies and Academic associations of General Practitioners/Family Physicians : Société Européenne de Médecine générale-Médecine de famille, branche régionale de l’Organisation mondiale des médecins de famille). La médecine générale - médecine de famille est une discipline scientifique et universitaire ayant ses propres fondements, un contenu spécifique de formation, de recherche et de pratique clinique,. C’est une spécialité clinique orientée vers les soins primaires.


Nature du travail
les spécificités de la Médecine Générale

  • Elle est habituellement le premier contact avec le système de soins permettant un accès ouvert et non limité aux usagers, prenant en compte tous les problèmes de santé, indépendamment de l’âge, du sexe, ou de toutes autres caractéristiques de la personne concernée.
  • Elle utilise de façon efficiente les ressources du système de santé par la coordination des soins, le travail avec les autres professionnels de soins primaires et la gestion du recours aux autres spécialités, se plaçant si nécessaire en défenseur du patient.
  • Elle développe une approche centrée sur la personne dans ses dimensions individuelles, familiales, et communautaires.
  • Elle utilise un mode de consultation spécifique qui construit dans la durée une relation médecin-patient basée sur une communication appropriée.
  • Elle a la responsabilité d’assurer des soins continus et longitudinaux, selon les besoins du patient.
  • Elle base sa démarche décisionnelle spécifique sur la prévalence et l’incidence des maladies en soins primaires.
  • Elle gère simultanément les problèmes de santé aigus et chroniques de chaque patient.
  • Elle intervient à un stade précoce et indifférencié du développement des maladies, qui pourraient éventuellement requérir une intervention rapide.
  • Elle favorise la promotion et l’éducation pour la santé par une intervention appropriée et efficace.
  • Elle a une responsabilité spécifique de santé publique dans la communauté.
  • Elle répond aux problèmes de santé dans leurs dimensions physique, psychologique, sociale, culturelle et existentielle.

Conditions de travail
• Libéral ou cadre salarié
L’exercice du médecin généraliste est essentiellement orienté vers les patients ambulatoires, dans un cabinet médical, en exercice isolé ou en groupe de médecins, ou de plus en plus fréquemment en maison de santé pluri-professionnelle. La gestion de ces structures peut être libérale, gérée par les professionnels de santé de façon autonome, ou dépendre d’une organisation publique ou privée qui devient employeur du médecin généraliste (hôpital, administration ou collectivité territoriale, par exemple). Les associations humanitaires recrutent aussi des médecins généralistes pour effectuer des missions d'urgence en France et à l'étranger.
• Le temps de travail du médecin généraliste
La demande de soins primaires est importante et croit avec le vieillissement de la population, et la densité en médecins généralistes laisse de larges possibilités d’installation et d’activité. Cependant le caractère généralement libéral et le regroupement des professionnels offre la possibilité d’organiser son activité selon ses contraintes et choix personnels, la permanence de l’offre de soins étant alors assurée. Ainsi le médecin peut choisir de moduler son activité du mi-temps à une activité débordante, s’il n’y prend pas garde.
• Soucieux de la qualité de l’accueil et de la prise en charge du patient
Intervenant à la fois dans l'urgence avec sang-froid, et dans la durée avec patience, ce professionnel de santé est animé par un souci constant d'améliorer ses pratiques pour le bien-être du malade.


Vie professionnelle
• Un apprentissage progressif
La formation du 3ème cycle de médecine générale conduit l’étudiant à une prise progressive de responsabilités, encadrés par des maitres de stage universitaires, en hospitalier et de plus en plus en soins primaires (au moins 6 mois, au plus 18 mois sur les 3 ans du 3ème cycle) avec une mise en autonomie progressive. Les difficultés de cet exercice varié sont donc progressivement maitrisées.
• Une activité de remplacement ou de collaboration ensuite pour préciser son choix d’exercice
Le plus souvent, le jeune médecin en fin de cursus ou diplômé commence sa carrière par des remplacements. Ces derniers peuvent s'effectuer dans un cabinet, dans une maison pluri-professionnelle, dans une clinique privée, éventuellement dans un hôpital public.
• Des débouchés multiples
L’évolution démographique des médecins généralistes actuellement installés offre de larges débouchés pour une installation en médecine générale, quelle que soit la structure souhaitée : installation isolée de moins en moins fréquente mais possible ou installation en groupe. Le regroupement en maison de santé pluri-professionnelle se répand largement dans les zones rurales mais aussi urbaines et les multiples visites à domicile qui grevaient l’emploi du temps des médecins il y a quelques dizaines d’années sont maintenant réservées aux seuls patients qui sont dans l’impossibilité de se déplacer.

Rémunération
Revenus du débutant
En moyenne plus de 4500 euros par mois de revenus net en libéral., 3500 à 4000 € en salariat


Compétences
• Les compétences spécifiques du médecin généraliste sont centrées sur le patient
Outre ses compétences médicales, le médecin généraliste doit avoir acquis des compétences d’accueil, d’analyse et de première réponse à des plaintes très variées, de bonne utilisation des ressources de santé, de coordination avec les autres professionnels, d’organisation du suivi dans la durée des pathologies chroniques.
Il doit être capable de communiquer de façon adaptée avec des patients très divers, de tenir compte des préférences du patient et de d’intégrer de façon cohérente les avis des autres spécialistes pour optimiser sa prise en charge.
Il doit également avoir un regard longitudinal sur le patient, prenant en compte son histoire personnelle et médicale dans sa démarche de prévention, d’éducation et de soins.
• Un exercice très varié et riche humainement et intellectuellement
Les spécialistes en médecine générale sont des praticiens humanistes capables d'établir des relations de confiance avec « leurs » patients afin de leur offrir une prise en charge de leurs problèmes de santé adaptée aux données actuelles de la science.
Ils sont amenés à aborder des patients de tous âges au cours d’une journée d’exercice, des problèmes de santé parfois très courants, parfois très exceptionnels. Il doivent avoir la capacité de rechercher des ressources pour répondre à ces questionnements quotidiens ceci faisant partie de leur démarche de formation permanente.

Accès au métier
Neuf ans sont nécessaires pour former un médecin généraliste avant de prononcer le serment d'Hippocrate. Des études longues, communes avec les autres filières pendant 6 ans, spécifiques de la discipline pendant les 3 dernières années, aboutissant après soutenance du mémoire de DES et de la thèse d’exercice au titre de Spécialiste en Médecine Générale.
Outre les possibilités d’exercer en libéral ou en secteur salarié, le médecin généraliste peut également parallèlement à cette activité s’investir dans l’enseignement (en stage ou facultaire), en recherche en soins primaires, voire dans la filière universitaire de médecine générale.
Médecin spécialiste



De la dermatologie à la pédiatrie, la profession compte une quarantaine de disciplines. Actuellement, la France manque d'anesthésistes-réanimateurs, de pédiatres, de gynécologues-obstétriciens et de psychiatres.

Nature du travail
Des orientations variées

Anesthésie, dermatologie, pédiatrie, orthopédie, chirurgie (cardio-vasculaire, esthétique...), phlébologie, stomatologie, ophtalmologie, obstétrique, gériatrie, rhumatologie, psychiatrie... la liste des spécialités vers lesquelles peut se tourner le médecin n'est pas exhaustive ! Son choix se fera en fonction du goût pour la pathologie à traiter, des techniques à maîtriser, du public concerné et du lieu d'exercice (hôpital, clinique privée).
Prise en charge et suivi
Comme un médecin généraliste, le médecin spécialiste accompagne souvent ses malades sur la durée. Son rôle de prévention et de surveillance est important : dépistage de risque de cancer pour le gynécologue, suivi des vaccinations pour le pédiatre, contrôles réguliers de la vision pour l'ophtalmologiste...

Conditions de travail
Des échanges quotidiens

Cette profession est riche en contacts, aussi bien avec les patients, qu'avec les confrères et les autres professionnels de la santé. Ainsi le pneumologue peut solliciter l'avis du radiologue, l'anesthésiste-réanimateur celui du chirurgien et des infirmiers du bloc opératoire.
À l'hôpital et/ou en ville
Près de 75 % des médecins spécialistes travaillent à temps plein, plusieurs jours par semaine dans les hôpitaux et les cliniques. Près de la moitié d'entre eux possède aussi leur propre cabinet en ville. Très souvent, ils effectuent alors, en parallèle, leurs consultations à l'hôpital. Les gardes et les astreintes à domicile sont fréquentes dans certaines professions comme chez les anesthésistes-réanimateurs, par exemple.
À la tête d'un service
À l'hôpital, le médecin spécialiste dépend d'un service lié à son domaine de compétences. Avec de l'expérience, il peut diriger cette unité en devenant médecin chef de service.

Vie professionnelle
Des spécialités en déficit

Actuellement, on compte plus de 105 000 médecins spécialistes en exercice. Avec les départs à la retraite, l'absence de médecins dans certaines régions, le relèvement du nombre d'admis en médecine, les perspectives d'emploi sont favorables aux futures générations. Certaines disciplines souffrent malgré tout d'une véritable pénurie : l'anesthésie-réanimation, la pédiatrie, la psychiatrie, la gynécologie-obstétrique et la chirurgie.
Le Nord plus accueillant
On note de grandes disparités d'emplois selon les régions. Ouvrir un cabinet dans le Nord de la France est beaucoup plus facile qu'à Paris ou dans le Sud ! Les petits hôpitaux de province intéressent moins que ceux des capitales... mais ils embauchent ! L'installation en médecin libéral nécessite, quant à elle, de lourds investissements. C'est pourquoi, il est souvent préférable de s'associer pour partager les charges financières... tout en maintenant une seconde activité à l'hôpital.

Rémunération
Salaire du débutant

De 1800 à 8500 euros brut par mois.

Compétences
Des techniciens... humains

Les spécialistes de la santé sont avant tout des praticiens de haut niveau, capables d'établir des relations de confiance avec leurs malades. En plus de leurs compétences médicales et de leurs aptitudes développées dans la pratique de leur spécialité, la disponibilité, l'équilibre personnel et le sens de l'observation figurent parmi leurs principales qualités.
Résistance nerveuse et physique
La ténacité et la patience des spécialistes sont des qualités réelles qu'ils ont déjà éprouvées au cours de leurs longues années d'études. C'est pourquoi, quelle que soit la spécialité exercée, une grande résistance physique et nerveuse vient soutenir la motivation de ces professionnels, régulièrement confrontés à des situations délicates et compliquées.

Accès au métier
Au moins 10 d'études sont nécessaires pour former un médecin spécialiste. Des études longues, organisées en 3 cycles, et qui débouchent sur le diplôme d'État de docteur en médecine, avec mention de la spécialité, délivré à l'issue de la soutenance d'une thèse.
Niveau bac + 5 et plus
  • 1ère Année commune des Etudes de Santé (PAcES) : accessible aux bacheliers scientifiques. À l'issue de la PAcES, les étudiants passent un concours au nombre de places restreint (le numerus clausus) : 7 100 places en 2007 pour l'ensemble des facultés de médecine.
  • 2e cycle d'études médicales (DCEM) : il dure 4 ans et forme à ce qu'on appelle traditionnellement l'externat.
  • 3e cycle d'études médicales : le choix de la spécialité dépend des résultats et du rang de classement lors des épreuves nationales classantes (ENC) à la fin de la 6e année (DCEM4). Internes, les étudiants préparent alors un diplôme d'études spécialisées (DES) pendant 4 ou 5 ans. Le succès de la soutenance d'une thèse débouche sur le diplôme d'État de docteur en médecine, avec mention de la spécialité.